Par : Abdülaziz KAŞİFOĞLU
Les relations économiques entre la Turquie et le Qatar ne reposent plus uniquement sur le rapprochement politique ou les accords gouvernementaux. Au cours des dernières années, elles se sont transformées en un vaste réseau d’intérêts commerciaux et d’investissements communs.
Cette évolution a de nouveau été mise en lumière par les déclarations de Saad Al-Dabbagh, fondateur et président du conseil d’administration de la Chambre de commerce arabo-asiatique (AACC), lors de sa participation au MÜSİAD EXPO 2026 à Istanbul.
Dans une déclaration à l’Agence Anadolu, Al-Dabbagh a souligné que la Turquie représente un marché sûr et attractif pour les investisseurs qataris, en mettant notamment l’accent sur l’intérêt croissant des nouvelles entreprises qataries et de la nouvelle génération d’hommes d’affaires pour le marché turc.
Ces déclarations ne sont pas le fruit du hasard. Elles reflètent au contraire une relation économique qui s’est développée au fil des années et qui est progressivement passée du commerce traditionnel aux investissements et aux partenariats à long terme.
Premièrement : la Turquie et le Qatar… une relation économique qui dépasse le commerce traditionnel
Aujourd’hui, les relations économiques entre Ankara et Doha s’étendent à plusieurs niveaux, notamment le commerce, l’investissement, la finance, l’énergie, la construction, l’immobilier, le tourisme et de nombreux autres secteurs.
Lors de la 11e réunion du Comité stratégique suprême Turquie-Qatar, tenue en octobre 2025, les deux pays ont réaffirmé leur objectif de porter le volume des échanges commerciaux bilatéraux à 5 milliards de dollars dans un avenir proche.
Par ailleurs, l’Accord de partenariat commercial et économique entre la Turquie et le Qatar (TEPA) est entré en vigueur le 1er août 2025, offrant un cadre plus large pour faciliter la circulation des biens et des services et encourager les investissements réciproques.
Ces mesures montrent que les relations économiques ne sont plus liées à des transactions isolées, mais reposent désormais sur une structure institutionnelle visant à accroître les échanges commerciaux et les investissements entre les deux pays.
Deuxièmement : pourquoi la nouvelle génération d’investisseurs qataris s’intéresse-t-elle à la Turquie ?
Le point le plus important des déclarations de Saad Al-Dabbagh n’était pas seulement de qualifier la Turquie de marché sûr, mais surtout de faire référence à la nouvelle génération d’entreprises et d’investisseurs qataris.
Alors, pourquoi la Turquie attire-t-elle l’attention de cette génération ?
1. Une économie diversifiée et non dépendante d’un seul secteur
La Turquie n’est pas un marché reposant sur un seul secteur économique.
Elle dispose d’une importante base industrielle, ainsi que de secteurs tels que le commerce, le tourisme, les technologies, l’industrie agroalimentaire, la santé, l’éducation, la construction et l’immobilier.
Cette diversité offre aux investisseurs qataris de nombreuses possibilités et leur permet d’entrer sur le marché dans les secteurs correspondant à leur expérience, à leur capital et à leur stratégie.
Al-Dabbagh a lui-même souligné l’expérience considérable de la Turquie dans différents secteurs, précisant que de grandes entreprises turques opèrent au Qatar dans des domaines tels que le commerce, l’agroalimentaire, la construction, la médecine et l’éducation.
2. La Turquie, une porte d’entrée vers des marchés plus vastes
L’importance de la Turquie pour les investisseurs ne se limite pas à la taille de son marché intérieur.
Sa position géographique entre l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient, ainsi que son réseau d’accords commerciaux, permettent aux entreprises implantées en Turquie d’accéder à un espace économique plus vaste.
Pour certaines entreprises du Golfe, investir en Turquie représente donc une démarche qui dépasse le marché turc lui-même. Le pays peut également être utilisé comme plateforme de production, d’exportation et de gestion des opérations régionales.
3. Les relations économiques entre les deux gouvernements
L’un des principaux facteurs favorisant la croissance des investissements est l’existence d’un cadre économique clair entre les deux pays.
La Turquie et le Qatar disposent d’un mécanisme institutionnel de coopération à travers le Comité stratégique suprême, et plus de 100 documents de coopération ont été signés lors de ses précédentes réunions.
L’entrée en vigueur du TEPA constitue également une étape supplémentaire vers la réduction de certains obstacles au commerce et le renforcement des investissements réciproques.
Pour l’investisseur, l’existence de cette structure institutionnelle offre un environnement plus clair pour développer des relations commerciales à long terme.
4. Du tourisme à l’investissement
Un autre facteur qui ne peut être ignoré dans la relation entre les investisseurs qataris et la Turquie est le tourisme.
Saad Al-Dabbagh a souligné que les villes turques occupent une place importante parmi les destinations choisies par les citoyens qataris pour leurs vacances.
Cette relation touristique peut constituer une porte d’entrée vers une connaissance plus approfondie du marché.
Un investisseur qui se rend régulièrement en Turquie commence progressivement à connaître les villes, les marchés, les niveaux de prix ainsi que les opportunités commerciales et immobilières.
La relation peut alors évoluer selon le schéma suivant :
Visite touristique → connaissance du marché → intérêt commercial → investissement à long terme
Troisièmement : l’immobilier comme composante du paysage d’investissement qatari en Turquie
Le secteur immobilier demeure l’un des secteurs qui attirent l’attention des investisseurs étrangers en Turquie.
Cependant, le nouvel investisseur immobilier est devenu plus précis et plus sélectif dans ses décisions.
La question n’est plus seulement :
« Où acheter un bien immobilier en Turquie ? »
Elle devient plutôt :
« Dans quelle ville ? Dans quel quartier ? Quel est le prix au mètre carré ? Quel est le rendement locatif ? Quel est le potentiel de revente ? Et quel sera l’avenir de la région dans cinq ou dix ans ? »
Cette évolution est importante, car elle fait passer l’investissement immobilier de la simple acquisition d’une maison ou d’un appartement à une approche considérant le bien immobilier comme un actif d’investissement à long terme.
Istanbul n’est pas la seule option
Istanbul a longtemps été la première destination immobilière envisagée par les investisseurs étrangers entrant sur le marché turc.
Mais le marché turc est beaucoup plus vaste que Istanbul.
Face à la hausse des prix dans certaines grandes zones urbaines, les investisseurs ont commencé à rechercher des villes combinant qualité de vie, prix, emplacement et potentiel de croissance future.
Parmi ces villes, Yalova se distingue particulièrement.
Pourquoi Yalova pourrait-elle être importante pour l’investisseur qatari ?
Yalova est située dans une position stratégique sur la mer de Marmara, à proximité de trois grands centres économiques : Istanbul, Bursa et Kocaeli.
La ville réunit également nature, mer, sources thermales et zones touristiques, ainsi que des quartiers résidentiels calmes et de nouveaux projets immobiliers.
Ces caractéristiques la distinguent des grandes villes très urbanisées et très fréquentées.
L’intérêt des investisseurs du Golfe pour Yalova n’est d’ailleurs pas un phénomène nouveau. Des rapports antérieurs ont fait état d’un intérêt qatari pour l’immobilier dans des régions comprenant Yalova, ainsi que Istanbul, Bursa, Sapanca et Izmit.
Cependant, un investissement réussi à Yalova, comme sur tout autre marché, nécessite d’étudier attentivement l’emplacement, le prix d’achat, la qualité du projet, la demande locative et le potentiel de revente avant de prendre une décision.
Quatrièmement : la nouvelle génération recherche un investissement différent
La nouvelle génération d’investisseurs du Golfe n’aborde pas la Turquie de la même manière que les générations précédentes abordent les marchés étrangers.
Aujourd’hui, les investisseurs sont davantage en mesure de comparer simultanément les données, les prix, les rendements et les opportunités de plusieurs pays.
Ils recherchent également une combinaison réunissant :
Qualité de vie + facilité d’accès + opportunité d’investissement + actif réel + potentiel de croissance
La Turquie possède à cet égard un ensemble d’avantages qui la placent parmi les marchés méritant l’attention des investisseurs du Golfe.
Cependant, la solidité d’un marché ne signifie pas que tout investissement qui y est réalisé sera automatiquement couronné de succès.
La réussite reste liée au choix du bon secteur, du bon actif, du bon prix et du bon moment.
Des relations politiques vers un partenariat économique institutionnel
L’un des éléments les plus importants de la relation entre la Turquie et le Qatar aujourd’hui est qu’elle a dépassé le stade des seules relations politiques.
Le commerce, les investissements, les entreprises, les accords et les institutions créent désormais des liens étroits entre les deux économies.
L’objectif officiel de porter les échanges commerciaux bilatéraux à 5 milliards de dollars traduit également une volonté claire des deux parties d’élargir davantage cette relation au cours des prochaines années.
Les déclarations de Saad Al-Dabbagh concernant l’intérêt de la nouvelle génération d’entreprises qataries pour le marché turc constituent un indicateur supplémentaire que cette relation ne repose pas uniquement sur les institutions gouvernementales, mais qu’elle progresse également grâce au secteur privé et aux milieux d’affaires.
Pour l’investisseur immobilier en particulier, la Turquie offre un marché vaste et diversifié. Cependant, la véritable opportunité ne consiste pas à acheter n’importe quel bien immobilier, mais à sélectionner les régions disposant d’une demande réelle et d’un potentiel de croissance à long terme.
Omran TRK est active sur le marché immobilier turc depuis 2016, avec un intérêt particulier pour la ville de Yalova et ses différentes zones.
L’entreprise propose une variété de biens résidentiels et d’investissement à Yalova et Çınarcık, ainsi que différentes options de paiement et de financement, des services après-vente et des services de gestion immobilière.
Omran TRK accompagne également les investisseurs étrangers et ceux du Golfe dans l’évaluation des options immobilières disponibles en fonction de leur budget et de leur objectif d’investissement, qu’il s’agisse de devenir propriétaire d’un logement en Turquie, de générer des revenus locatifs, d’investir à long terme ou d’acquérir un bien répondant aux conditions requises pour l’obtention de la nationalité turque conformément à la législation en vigueur.
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